Agnès Obel - Dorian (2013)

De ses trois albums, Aventine est peut-être la production d'Agnès Obel que je considère comme étant la moins indispensable. De peu. Et au regard de l'intérêt que je porte à l'oeuvre de la danoise, cela signifie néanmoins que je trouve ce disque très bon.

Et il comporte d'ailleurs quelques uns de ses plus beaux titres, à commencer par The Curse. Pour d'autres, il m'a fallu davantage de temps. C'est notamment le cas de ce Dorian qui ne me touchait pas. Et don m'agaçait un petit peu, puisque la musique d'Agnès Obel a ceci de particulier qu'elle clive beaucoup.

Lorsque l'on y adhère, on s'envole au septième ciel, mais lorsque l'on reste à quai, on a tendance à voir de l'excès dans l'expression de son émotivité pourtant évidemment sincère.

Avant d'intégrer des cordes frottées en masse sur Citizen of Glass, c'était essentiellement le piano, instrument de prédilection de la danoise, qui était à l'honneur sur ses deux premiers disques. Dorian ne fait pas exception à la règle bien que les discrètes musiciennes additionnelles assurent chœurs, violon et violoncelle.

Pour que le charme opère avec ce titre, il m'a fallu visionner la vidéo d'une prestation live enregistrée à Berlin, sa ville d'adoption. Le chant en retenue est totalement captivant et le jeu au piano est évidemment somptueux, mais il s'agit de ne pas négliger la conclusion du titre - domaine auquel je suis de plus en plus sensible - avec la montée en puissance à partir de 4'35 qui rend pour moi ce titre impeccable de bout en bout.


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